Cette zone "chaude" est située sur un trottoir donc au niveau du sol. Les autorités tiennent le discours habituel, après avoir sommairement délimité la zone à l'aide de balises de circulation : "Nous recherchons la cause de cette anomalie et nous étudions des moyens de la décontaminer." Pour mémoire, les radio-césiums s'accrochent fermement au matériaux de construction.
Cette première zone contaminée à Tokyo, la capitale du Japon située à 220 Km du site accidenté de Fukushima Daiichi, va probablement amener les établissements accueillant de jeunes enfants à s'interroger sur les moyens de les protéger.
A titre anecdotique, le maire du quartier Nobuto Hosaka - encore un nom à retenir - après avoir déclaré initialement sur TBS qu'il ne croyait pas un traître mot de cette information, a ensuite estimé une fois confirmée par les experts que la zone contaminée n'aurait aucun rapport avec l'accident de Fukushima. Loin de rassurer, cette déclaration revient à évoquer un point chaud sorti de nulle part et non relié à une source identifiée ; c'est encore plus inquiétant que si on peut le relier directement à une cause connue non ? Enfin ce que j'en dis...
D'après l'AFP, le calcul de l'équivalent de dose annuelle auprès de ce hotspot par les autorités serait juste sous le seuil de 20 mSv au-dessous duquel il n'y a absolument pas lieu de se préoccuper. Nous voilà totalement rassurés ! Sauf que, même en retranchant la radioactivité naturelle très faible habituellement à Tokyo (0.5 mSv/an) il semble bien au contraire qu'on dépasse largement cette "norme" de 20 mSv/an déjà monstrueusement élevée !
Sources :
Voix de la Russie (13/10, Français)
jijpress (13/10, Anglais)
Kyodo News et la déclaration extra-terrestre du maire de quartier (13/10, Anglais)
Info AFP reprise par Google (Anglais)
Source : Xinhua (13/10, Anglais)
D'après ABC Australie, la découverte de Strontium-90 à Yokohama évoquée hier contribue largement à la décrédibilisation du discours rassurant d'autorités qui affirmaient il y a très peu de temps que certains radioéléments ne pourraient jamais se déplacer très loin du site accidenté.
Source : abc.au (12/10, Anglais)
En fait, le Strontium-90 "suivrait" le parcours du radio-césium et ne se cantonnerait pas à Fukushima
D'après le blog d'un conseiller municipal de Yokohama, le responsable du service de santé de la ville de Yokohama aurait déclaré qu'il n'était pas étonné que du Strontium-90 ait été découvert là où du radio-césium l'avait déjà été. D'après lui, environ 2200 zones de concentration de Sr-90 auraient déjà été comptabilisées, pour la plupart localisées dans la province de Fukushima.
Sources :
blog Fukushima Diary (Anglais)
blog M. Furaya (Japonais)

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