Tepco a commencé à réfléchir à un schéma de déchargement du combustible de la piscine n°.4, une zone très fragilisée et qui contient, rappelons-le, plus de 1500 assemblages de combustible dont un cœur quasiment neuf ôté du réacteur à l'automne 2010 (1). L'opérateur prévoit d'accoler une nouvelle structure autoportante sur la face Sud du BR4 qui comporterait les caractéristiques suivantes :
Une structure en acier de 70m x 30 x 50 environ reposant sur de nouvelles fondations sera fixée sur la face Sud du reliquat du BR4 ; elle supportera un nouveau pont roulant lourd <1> ainsi qu'une nouvelle machine de déchargement de combustible <2> ; la partie Nord du nouveau bâti s'appuiera également sur un treillis métallique renforcé (en bleu) qui sera assuré au Sud sur de nouvelles fondations <3> alors qu'elle reposera simplement côté Nord sur le haut du confinement existant. Une zone couverte de toile polyester (en rouge) permettra d'isoler relativement la zone de déchargement du restant du site.

(1) Une opération de maintenance visant à remplacer le shroud (blindage) de cuve RPV ayant été initiée en octobre 2010
(2) Il risque d'y avoir par exemple de fortes frictions entre l'opérateur et le gouvernement sur la poursuite des activités électronucléaires sur le sol Japonais
(3) L'opérateur a confirmé 2 "incendies de piscine" [SIC] au niveau de l'unité n°. 4 vers le 15 mars
(4) Un assemblage mesure environ 4.5m et comporte deux parties inertes de 30 cm à chaque extrémité ; si le combustible a commencé à fondre, il est rapidement descendu de par la densité importante du mélange UO2 (20)
Sources :
Tepco, 16/4, anglais
Une structure en acier de 70m x 30 x 50 environ reposant sur de nouvelles fondations sera fixée sur la face Sud du reliquat du BR4 ; elle supportera un nouveau pont roulant lourd <1> ainsi qu'une nouvelle machine de déchargement de combustible <2> ; la partie Nord du nouveau bâti s'appuiera également sur un treillis métallique renforcé (en bleu) qui sera assuré au Sud sur de nouvelles fondations <3> alors qu'elle reposera simplement côté Nord sur le haut du confinement existant. Une zone couverte de toile polyester (en rouge) permettra d'isoler relativement la zone de déchargement du restant du site.
Un circuit d'aspiration (en vert) permettra de récupérer l'essentiel des particules depuis ce "sas" de travail puis de les isoler dans un double système de filtrage. L'air entrant sera introduit par un système de surpression (à gauche, en bleu). Plusieurs dosimètres installés en amont et en aval permettront de valider l'efficacité de ce système de filtrage.

Notre avis : Bon, sur le papier, c'est très bien ; il restera cependant à voir où en sera la société Tepco à l'été 2013, date prévue pour le début des travaux de déchargement (2) ; les incertitudes financières n'étant pas les moindres... Les problèmes techniques seront en outre très nombreux comme par exemple le fait de tenter d'extirper des assemblages de racks probablement endommagés par des débris et de hautes températures (3), la fragilité relative du bâtiment malgré l'appoint d'une structure additionnelle qui renforcera malgré tout obligatoirement la charge reposant au centre, sur le confinement (le porte-à-faux entre la nouvelle structure et le point d'appui gauche semble énorme : une quarantaine de mètres de portée !).
Bref ce document nous évoque plutôt une "vue d'artiste" d'un projet dont on se demande bien comment il sera financé, comment les nombreux challenges techniques seront contournés et si, une fois finalisée, toute la belle installation ne s'avérera pas parfaitement superflue dès lors que le moindre assemblage se retrouve coincé dans un rack tordu ou détérioré, comme nous le craignons. Nous n'avons en effet jamais visualisé à ce jour les parties médiane et basse des assemblages contenus dans la piscine n°. 4, lieux où la chaleur maximale a pourtant été dégagée lors des échauffements importants de mars 2011 (4)
Bref ce document nous évoque plutôt une "vue d'artiste" d'un projet dont on se demande bien comment il sera financé, comment les nombreux challenges techniques seront contournés et si, une fois finalisée, toute la belle installation ne s'avérera pas parfaitement superflue dès lors que le moindre assemblage se retrouve coincé dans un rack tordu ou détérioré, comme nous le craignons. Nous n'avons en effet jamais visualisé à ce jour les parties médiane et basse des assemblages contenus dans la piscine n°. 4, lieux où la chaleur maximale a pourtant été dégagée lors des échauffements importants de mars 2011 (4)
(1) Une opération de maintenance visant à remplacer le shroud (blindage) de cuve RPV ayant été initiée en octobre 2010
(3) L'opérateur a confirmé 2 "incendies de piscine" [SIC] au niveau de l'unité n°. 4 vers le 15 mars
(4) Un assemblage mesure environ 4.5m et comporte deux parties inertes de 30 cm à chaque extrémité ; si le combustible a commencé à fondre, il est rapidement descendu de par la densité importante du mélange UO2 (20)
Sources :
Tepco, 16/4, anglais

Pas mal comme idée.
J'avais pensé à une double enceinte, la première très légère mais étanche reposant sur les restes de murs du batiment, l'autre propre et sous dépression, beaucoup plus haute et longue englobant les 4 centrales, pouvant acceuillir un pont roulant sur rails capable de soulever précisément d'abord les débris (bonjour le mikado géant) puis les barres de combustible. L'empaquettage se faisant aussi dans l'enceinte de façon que rien de malpropre ne sorte à l'air.
Les 4 centrales étant alignées il serait facile de déplacer le pont roulant de l'une à l'autre. Le tout peut être télécommandé.
Une structure fixe est plus simple à fabriquer, le porte-à-faux de 40 mètres n'est pas un problème pour un concepteur de pont, d'ailleurs ils pourraient s'appuyer sur les murs porteurs centraux de la centrale. C'est la zone de la piscine qui est fragilisée. Au pire, ils peuvent poser un second pied de l'autre côté du batiment, ce sera alors très stable et sans contact avec le bâti du réacteur.
Il ne serait pas beaucoup plus compliqué d'élargir la zone isolée sous dépression à une zone de travail au sol pour emballer les débris contaminés et le combustible, je les vois mal faire ça là-haut, à moins de chercher les ennuis. De la tôle ondulée peut suffire, il n'y a pas besoin d'une forte dépression.
Il faudra d'abord sortir les assemblages de leur logement pour voir dans quel état ils sont, prendre ceux en bon état et aviser en fonction de ce qu'ils trouvent pour les autres. Ceux des bords devraient être dans le meilleur état.
J'espère qu'ils ont aussi prévu à proximité une très grande piscine soigneusement refroidie et filtrée pour recevoir les barres et les débris contaminants, quel que soit leur état (donc à plat et espacées). Ce n'est pas le genre de chose qui peut rester traîner dans un coin...
Sortir le combustible est LA chose à faire en priorité, moins il y en aura sur le site mieux ce sera, vu la fragilité du batiment et le danger permanent qu'une piscine se mette à fuir et flamber, obligeant à évacuer le site.
Si Tepco fait faillite, que le gouvernement oblige les directeurs et les actionnaires à construire cette structure à coups de fouet, mais surtout qu'ils fassent le boulot!
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 03:08
Pas mal comme idée.
J'avais pensé à une double enceinte, la première très légère mais étanche reposant sur les restes de murs du batiment, l'autre propre et sous dépression, beaucoup plus haute et longue englobant les 4 centrales, pouvant acceuillir un pont roulant sur rails capable de soulever précisément d'abord les débris (bonjour le mikado géant) puis les barres de combustible. L'empaquettage se faisant aussi dans l'enceinte de façon que rien de malpropre ne sorte à l'air.
Les 4 centrales étant alignées il serait facile de déplacer le pont roulant de l'une à l'autre. Le tout peut être télécommandé.
Une structure fixe est plus simple à fabriquer, le porte-à-faux de 40 mètres n'est pas un problème pour un concepteur de pont, d'ailleurs ils pourraient s'appuyer sur les murs porteurs centraux de la centrale. C'est la zone de la piscine qui est fragilisée. Au pire, ils peuvent poser un second pied de l'autre côté du batiment, ce sera alors très stable et sans contact avec le bâti du réacteur.
Il ne serait pas beaucoup plus compliqué d'élargir la zone isolée sous dépression à une zone de travail au sol pour emballer les débris contaminés et le combustible, je les vois mal faire ça là-haut, à moins de chercher les ennuis. De la tôle ondulée peut suffire, il n'y a pas besoin d'une forte dépression.
Il faudra d'abord sortir les assemblages de leur logement pour voir dans quel état ils sont, prendre ceux en bon état et aviser en fonction de ce qu'ils trouvent pour les autres. Ceux des bords devraient être dans le meilleur état.
J'espère qu'ils ont aussi prévu à proximité une très grande piscine soigneusement refroidie et filtrée pour recevoir les barres et les débris contaminants, quel que soit leur état (donc à plat et espacées). Ce n'est pas le genre de chose qui peut rester traîner dans un coin...
Sortir le combustible est LA chose à faire en priorité, moins il y en aura sur le site mieux ce sera, vu la fragilité du batiment et le danger permanent qu'une piscine se mette à fuir et flamber, obligeant à évacuer le site.
Si Tepco fait faillite, que le gouvernement oblige les directeurs et les actionnaires à construire cette structure à coups de fouet, mais surtout qu'ils fassent le boulot!
(désolé si doublon)
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 03:09
Arrêtez de dire que ça va foirer et de dénigrer les solutions pour retirer ces foutus assemblages de piscines en équilibre précaire.
C'est exactement ce qu'il faut faire. Le problème ne viendra pas de cette structure.
Il viendra quand il faudra les extraire du tas de ferraille qui est tombé dedans et quand il faudra découper les panier où certains seront coincés.
Rédigé par : Geologue | 18/04/2012 à 15:15
Ben ... c'est bien joli tout ça, mais 2013 c'est loin. En plus le bâtiment est plutôt fragile et les tremblements de terre sont très forts et fréquents actuellement dans cette région... Alors l'épée de Damoclès a une très grand probabilité de tomber avant l'intervention de Tepco !!!! Gardons espoir tout de même...
Rédigé par : Poupinou | 18/04/2012 à 16:13
@ geologue : bien sûr que vider cette fichue piscine SFP4 archi-bourrée c'est la manip à faire en priorité ! Il n'empêche que le bâtiment n°. 4 est fragilisé, en position maintenance (centrage haut) et son état structurel est incertain. Cette flèche de 40 m reposant sur le plancher technique ne me rassure pas trop. Enfin nous verrons bien... à l'été 2013 si tout va bien.
Quand on pense à tout ce gâchis, le mieux aurait quand même été de ne pas avoir raboté cette fichue colline où ont été installées les unités 1 à 4, cf le dernier billet. Ça c'était techniquement faisable et sans aucun risque technique, juste des risques financiers. Personne ne pardonnera jamais cela ni à l'opérateur ni à la commission de sécurité Japonaise.
Bon je vais prendre mes gouttes et ça ira mieux jusqu’au prochain billet.
cordialement,
Rédigé par : trifouillax | 18/04/2012 à 19:39
bon, mon post d'hier n'est pas passé mais j'ai l'habitude. 3ème essai
Pas mal comme idée.
J'avais pensé à une double enceinte, la première très légère mais étanche reposant sur les restes de murs du batiment, l'autre propre et sous dépression, beaucoup plus haute et longue englobant les 4 centrales, pouvant acceuillir un pont roulant sur rails capable de soulever précisément d'abord les débris (bonjour le mikado géant) puis les barres de combustible. L'empaquettage se faisant aussi dans l'enceinte de façon que rien de malpropre ne sorte à l'air.
Les 4 centrales étant alignées il serait facile de déplacer le pont roulant de l'une à l'autre. Le tout peut être télécommandé.
Une structure fixe est plus simple à fabriquer, le porte-à-faux de 40 mètres n'est pas un problème pour un concepteur de pont, d'ailleurs ils pourraient s'appuyer sur les murs porteurs centraux de la centrale. C'est la zone de la piscine qui est fragilisée. Au pire, ils peuvent poser un second pied de l'autre côté du batiment, ce sera alors très stable et sans contact avec le bâti du réacteur.
Il ne serait pas beaucoup plus compliqué d'élargir la zone isolée sous dépression à une zone de travail au sol pour emballer les débris contaminés et le combustible, je les vois mal faire ça là-haut, à moins de chercher les ennuis. De la tôle ondulée peut suffire, il n'y a pas besoin d'une forte dépression.
Il faudra d'abord sortir les assemblages de leur logement pour voir dans quel état ils sont, prendre ceux en bon état et aviser en fonction de ce qu'ils trouvent pour les autres. Ceux des bords devraient être dans le meilleur état.
J'espère qu'ils ont aussi prévu à proximité une très grande piscine soigneusement refroidie et filtrée pour recevoir les barres et les débris contaminants, quel que soit leur état (donc à plat et espacées). Ce n'est pas le genre de chose qui peut rester traîner dans un coin...
Sortir le combustible est LA chose à faire en priorité, moins il y en aura sur le site mieux ce sera, vu la fragilité du batiment et le danger permanent qu'une piscine se mette à fuir et flamber, obligeant à évacuer le site.
Si Tepco fait faillite, que le gouvernement oblige les directeurs et les actionnaires à construire cette structure à coups de fouet, mais surtout qu'ils fassent le boulot!
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 22:37
toujours rien après refresh.
chef, ton bidule ne marche pas.
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 22:37
pas grave,ma souris a de la mémoire, héhé
essai en deux parties, pour changer.
first
Pas mal comme idée.
J'avais pensé à une double enceinte, la première très légère mais étanche reposant sur les restes de murs du batiment, l'autre propre et sous dépression, beaucoup plus haute et longue englobant les 4 centrales, pouvant acceuillir un pont roulant sur rails capable de soulever précisément d'abord les débris (bonjour le mikado géant) puis les barres de combustible. L'empaquettage se faisant aussi dans l'enceinte de façon que rien de malpropre ne sorte à l'air.
Les 4 centrales étant alignées il serait facile de déplacer le pont roulant de l'une à l'autre. Le tout peut être télécommandé.
Une structure fixe est plus simple à fabriquer, le porte-à-faux de 40 mètres n'est pas un problème pour un concepteur de pont, d'ailleurs ils pourraient s'appuyer sur les murs porteurs centraux de la centrale. C'est la zone de la piscine qui est fragilisée. Au pire, ils peuvent poser un second pied de l'autre côté du batiment, ce sera alors très stable et sans contact avec le bâti du réacteur.
Il ne serait pas beaucoup plus compliqué d'élargir la zone isolée sous dépression à une zone de travail au sol pour emballer les débris contaminés et le combustible, je les vois mal faire ça là-haut, à moins de chercher les ennuis. De la tôle ondulée peut suffire, il n'y a pas besoin d'une forte dépression.
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 22:38
suite
Il faudra d'abord sortir les assemblages de leur logement pour voir dans quel état ils sont, prendre ceux en bon état et aviser en fonction de ce qu'ils trouvent pour les autres. Ceux des bords devraient être dans le meilleur état.
J'espère qu'ils ont aussi prévu à proximité une très grande piscine soigneusement refroidie et filtrée pour recevoir les barres et les débris contaminants, quel que soit leur état (donc à plat et espacées). Ce n'est pas le genre de chose qui peut rester traîner dans un coin...
Sortir le combustible est LA chose à faire en priorité, moins il y en aura sur le site mieux ce sera, vu la fragilité du batiment et le danger permanent qu'une piscine se mette à fuir et flamber, obligeant à évacuer le site.
Si Tepco fait faillite, que le gouvernement oblige les directeurs et les actionnaires à construire cette structure à coups de fouet, mais surtout qu'ils fassent le boulot!
Rédigé par : HP | 18/04/2012 à 22:39
@ HP, j'aime bien l'histoire du fouet ;) on peut penser ce que l'on veut mais en ex-URSS, en Chine ou en Corée du Nord ce serait achevé (torché) depuis longtemps, question d'image ! Au Japon, il y a le frein politique, le frein du village nucléaire, le frein financier, le frein sociétal(la fierté et le détachement Japonais). Bref, les limites du système démocratique imposé au Japon par Mac Arthur s'ajoutent aux contraintes induites par l'histoire du Japon impérial. Si l’Empereur avait seulement la moitié du pouvoir qu'il avait avant l'occupation, l'affaire serait réglée depuis longtemps.
Ce qui extrêmement agaçant, c'est le terrible isolement du Japon dans cette affaire. Bien sûr, ils ne sollicitent pas d'aide mais personne ne leur en propose non plus. On a connu diplomatie plus efficace dans d'autres circonstances !
Cordialement,
Trifou
Rédigé par : trifouillax | 19/04/2012 à 11:10