NISA, NRC, ASN, même structure, même désinformation
L'organisme de sûreté nucléaire Japonais NISA a été critiqué pour dépendre trop intimement de l'industrie du nucléaire, ce qui la forçait dans les faits à mal faire son travail et notamment à dissimuler ou minimiser la portée d'événements accidentels.
En France, l'ASN vient d'avouer que les chiffres communiqués officiellement lors de l'accident de Marcoule étaient inexacts et qu'ils étaient en fait 500 fois supérieurs à l'estimation initiale (30 MBq au lieu de 63000 Bq).
En conséquence, nous avons fait sur ce site une ultime tentative de faire un tout petit peu confiance aux autorités dans ce domaine accidentel et de baser nos réflexions au sujet de cet accident sur les chiffres d'activité du four communiqués officiellement. Nous avons été trompés aussi à l'avenir les déclarations des organismes officiels français ne pèseront pas plus lourd que celles de la NISA Japonaise. Tout sera systématiquement vérifié et approché avec des pincettes à échantillons radioactifs.
Pourquoi ces tentatives systématiques de minimiser la portée et l'importance des accidents ? Si l'ASN ne sait pas, qu'elle le dise ; si elle sait, qu'elle le dise aussi !
Sources :
TF1 News
Blog Médiapart (lire également les commentaires très révélateurs)
Enviro 2B
Bloomberg (Anglais)
Suite à la découverte de Plutonium au Japon, le Japon ne cherchera plus le Plutonium
Lors de la dernière conférence de presse commune Tepco / autorités Japonaises tenue ce jour, le METI a signalé que les mesures d'activité du Plutonium ne seraient désormais plus effectuées. On trouve du Plutonium qui n'a rien à faire là par hasard, au détour d'une analyse donc on résout le problème à la sauce nucléaire, c'est à dire en arrêtant de rechercher le radionucléide dangereux qu'on ne s'attendait pas à trouver.
Si on ne cherche plus, on ne trouve plus ; c'est d'une logique implacable !
Sources :
Fukushima Diary (Anglais)
Vidéo conférence de presse Tepco 3/10 (Japonais)
Tepco reconnaît que ses procédures accidentelles n'incluaient pas le scénario du 11 mars
Le fameux document caviardé que Tepco présentait à la commission d'enquête gouvernementale Japonaise commence à livrer ses secrets : Tepco reconnaît lui-même que les procédures accidentelles internes ne prévoyaient pas le scénario pourtant bien connu de "blackout station" c'est à dire la perte totale et simultanée de toutes les sources d'énergie principales et auxiliaires. Sans procédures, sans source d'énergie, sans communications, la situation sur le terrain le 11 mars et les jours suivants ne pouvait déboucher que sur une catastrophe.
Source : Mainichi News (Anglais)
Les déchets radioactifs s'amoncellent à Fukushima
Personne ne sait comment ni où stocker ni comment gérer les piles démesurées de matériaux hautement radioactifs stockés sur le site de Fukushima Daiichi. 4700 bidons de déchets sont actuellement en souffrance, dont 210 conteneurs Kurion mesurant 2.3 m x 0.9 pour un volume total de 307 M3 ainsi que 581 m3 de soupe hautement radioactive provenant de l'unité de décontamination Areva. Selon un expert de l'université de Kyoto, l'activité de ces fûts serait estimée entre 10 milliards et 100000 milliards de Becquerels au m3. Pas étonnant que les candidats à l’enlèvement de ces menus déchets ne se bousculent pas à la porte de l'ex-centrale.
Source : Mainichi News (Anglais)
De l'iode 131 maintenant mesuré en permanence en 7 lieux différents : une preuve supplémentaire de reprise de criticité ?
Des quantités anormales d'iode 131 ont été relevées récemment à Ibaraki, Tokyo, Iwate, Nagano, Niigata, Miyagi et Nagasaki. Les valeurs mesurées varient d'environ 40 Bq/kg à 560 Bq/kg. Les hôpitaux locaux ont formellement démenti toute fuite ou relâchement dans la nature d'iode à usage médical.

Source : Fukushima Diary
Les enfants de Fukushima forcés d'ingérer des boissons et aliments contaminés
C'est le style de nouvelle qui fait froid dans le dos : selon Matsu Akira, députée du parti Komei, dans plusieurs écoles primaires de la région de Fukushima, les enfants qui, sur instructions de leurs parents, emporteraient de l'eau ou du lait à l'école afin de consommer des produits sains se verraient forcés par le personnel enseignant à avaler sur l'estrade de grandes quantités de boisson provenant de la région de Fukushima. Le discours hallucinant tenu par le personnel "éducatif" serait le suivant : «Donnez-moi la raison pour laquelle vous ne buvez pas de lait ? Si vous ne le buvez pas, vous n'êtes pas qualifié pour être un citoyen de Fukushima !»
Remarquez sur la vidéo ci-dessous le rire narquois du secrétaire Général du gouvernement Fujimura lors de la prise de parole de Mme Akira.
No more comment...
EDIT DU 04/10 : Durant l'intervention de Mme Akira, le secrétaire du Gouvernement Japonais Fujimura a été sèchement remis à sa place par Mme Akira qui lui a lancé : «M. le secrétaire général, veuillez écouter mon intervention sans rire car il n'y a pas dans cette affaire matière à rire.» Fujimura et Edano se racontaient alors peut-être une bonne histoire ?
Sources :
Fukushima Diary (Anglais)
Vidéo intervention Mme Akira à la commission financière (Japonais, sous-titres Anglais)
L'organisme de sûreté nucléaire Japonais NISA a été critiqué pour dépendre trop intimement de l'industrie du nucléaire, ce qui la forçait dans les faits à mal faire son travail et notamment à dissimuler ou minimiser la portée d'événements accidentels.
En France, l'ASN vient d'avouer que les chiffres communiqués officiellement lors de l'accident de Marcoule étaient inexacts et qu'ils étaient en fait 500 fois supérieurs à l'estimation initiale (30 MBq au lieu de 63000 Bq).
En conséquence, nous avons fait sur ce site une ultime tentative de faire un tout petit peu confiance aux autorités dans ce domaine accidentel et de baser nos réflexions au sujet de cet accident sur les chiffres d'activité du four communiqués officiellement. Nous avons été trompés aussi à l'avenir les déclarations des organismes officiels français ne pèseront pas plus lourd que celles de la NISA Japonaise. Tout sera systématiquement vérifié et approché avec des pincettes à échantillons radioactifs.
Pourquoi ces tentatives systématiques de minimiser la portée et l'importance des accidents ? Si l'ASN ne sait pas, qu'elle le dise ; si elle sait, qu'elle le dise aussi !
Sources :
TF1 News
Blog Médiapart (lire également les commentaires très révélateurs)
Enviro 2B
Bloomberg (Anglais)
Suite à la découverte de Plutonium au Japon, le Japon ne cherchera plus le Plutonium
Lors de la dernière conférence de presse commune Tepco / autorités Japonaises tenue ce jour, le METI a signalé que les mesures d'activité du Plutonium ne seraient désormais plus effectuées. On trouve du Plutonium qui n'a rien à faire là par hasard, au détour d'une analyse donc on résout le problème à la sauce nucléaire, c'est à dire en arrêtant de rechercher le radionucléide dangereux qu'on ne s'attendait pas à trouver.
Si on ne cherche plus, on ne trouve plus ; c'est d'une logique implacable !
Sources :
Fukushima Diary (Anglais)
Vidéo conférence de presse Tepco 3/10 (Japonais)
Tepco reconnaît que ses procédures accidentelles n'incluaient pas le scénario du 11 mars
Le fameux document caviardé que Tepco présentait à la commission d'enquête gouvernementale Japonaise commence à livrer ses secrets : Tepco reconnaît lui-même que les procédures accidentelles internes ne prévoyaient pas le scénario pourtant bien connu de "blackout station" c'est à dire la perte totale et simultanée de toutes les sources d'énergie principales et auxiliaires. Sans procédures, sans source d'énergie, sans communications, la situation sur le terrain le 11 mars et les jours suivants ne pouvait déboucher que sur une catastrophe.
Source : Mainichi News (Anglais)
Les déchets radioactifs s'amoncellent à Fukushima
Personne ne sait comment ni où stocker ni comment gérer les piles démesurées de matériaux hautement radioactifs stockés sur le site de Fukushima Daiichi. 4700 bidons de déchets sont actuellement en souffrance, dont 210 conteneurs Kurion mesurant 2.3 m x 0.9 pour un volume total de 307 M3 ainsi que 581 m3 de soupe hautement radioactive provenant de l'unité de décontamination Areva. Selon un expert de l'université de Kyoto, l'activité de ces fûts serait estimée entre 10 milliards et 100000 milliards de Becquerels au m3. Pas étonnant que les candidats à l’enlèvement de ces menus déchets ne se bousculent pas à la porte de l'ex-centrale.
Source : Mainichi News (Anglais)
De l'iode 131 maintenant mesuré en permanence en 7 lieux différents : une preuve supplémentaire de reprise de criticité ?
Des quantités anormales d'iode 131 ont été relevées récemment à Ibaraki, Tokyo, Iwate, Nagano, Niigata, Miyagi et Nagasaki. Les valeurs mesurées varient d'environ 40 Bq/kg à 560 Bq/kg. Les hôpitaux locaux ont formellement démenti toute fuite ou relâchement dans la nature d'iode à usage médical.
Source : Fukushima Diary
Les enfants de Fukushima forcés d'ingérer des boissons et aliments contaminés
Remarquez sur la vidéo ci-dessous le rire narquois du secrétaire Général du gouvernement Fujimura lors de la prise de parole de Mme Akira.
No more comment...
EDIT DU 04/10 : Durant l'intervention de Mme Akira, le secrétaire du Gouvernement Japonais Fujimura a été sèchement remis à sa place par Mme Akira qui lui a lancé : «M. le secrétaire général, veuillez écouter mon intervention sans rire car il n'y a pas dans cette affaire matière à rire.» Fujimura et Edano se racontaient alors peut-être une bonne histoire ?
Sources :
Fukushima Diary (Anglais)
Vidéo intervention Mme Akira à la commission financière (Japonais, sous-titres Anglais)

euh... quand l'ASN sait, elle dit:
http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2011/Centraco-autorisation-prealable-au-redemarrage-des-fours-et-niveau-1-INES
Et si elle sait avec retard, elle dit avec retard.
L'info (30 MBq et non 63 KBq) vient justement de l'ASN.
C'est Centraco qui a cherché à minimiser.
Rédigé par : Aimelle | 03/10/2011 à 19:08
Bonjour Aimelle,
Isnard de l'IRSN (établissement public) a affirmé le 12/9 que la radioactivité était de 63000 Bq/kg. L'ASN (autorité administrative) dit maintenant 30 Mbq. L'exploitant est majoritairement public (51% EDF, 49% AREVA).
Dans une chaine de responsabilité aussi "publique" on devrait, en toute logique, retrouver des temps de réactions courts et des déclarations précises et définitives. Ce n'est une nouvelle fois pas le cas et la cause ne doit pas être recherchée ailleurs que dans la puissance "publique".
Donc IRSN, ASN, EDF, AREVA, opérateurs et autorités de contrôle sont des échelons différents d'une seule entité dont l'honnêteté est une nouvelle fois compromise.
C'est une fois de trop car en ce qui me concerne j'ai répondu un peu abruptement à une asso sur la foi de ces informations erronées.
La CRIIRAD a probablement été confrontée au même problème et se retrouve maintenant largement en porte-à-faux, d'où sa réaction indignée et son intention de porter l'affaire en justice, ce que je conçois parfaitement.
Autrre chose : avec 30 MBq dispersés par l'explosion, il serait bien étonnant que les ouvriers blessés n'aient pas été irradiés au moins légèrement, tout au moins le blessé grave, probablement touché par la projection de métal, qui a été transporté dans un hôpital militaire. On l'apprendra peut-être dans quelques semaines, ce qui serait encore plus inacceptable de mon point de vue.
Cordialement,
Trifou
PS j'allais oublier, l'IRSN déclare ne pas avoir accès au four concerné qui serait sous scellé de justice... Tiens, ça me rappelle une autre affaire "défensive" en cours, ça ! Il ne manquerait plus, pour verrouiller l'enquête judiciaire, que la puissance publique invoque un "secret défense" sous le prétexte d'une utilisation militaire de l'installation Centraco/Socodei/EDF. La boucle serait alors bouclée et la séance d'enfumage achevée.
Rédigé par : trifouillax | 03/10/2011 à 21:10
Voici la vidéo de l'intervention de Mme Akira sous-titrée en Anglais : http://youtu.be/Aq4JG9ULVNE
Rédigé par : trifouillax | 04/10/2011 à 16:44