Les autorités Chinoises révèlent une contamination marine bien plus étendue que celle annoncée initialement par le gouvernement Japonais
L'administration maritime Chinoise (SOA-ROC) a mené durant 2 mois une campagne de relevés de contamination qui a révélé que cette dernière s'étend bien au-delà de la zone des 400 Km évoquée par les autorités Japonaises. Le bâtiment océanographique Chinois envoyé sur zone a en effet relevé des concentrations élevées de Césium-137 et de Strontium-90 dans un périmètre s'étendant jusqu'à 800 Km de la côte Est du Japon, ce qui pourrait représenter une zone de contamination de l'océan Pacifique qui s'étendrait sur 250 000 Km2. Le SOA estime qu'il est possible en conséquence que les radionucléides aient atteint les eaux territoriales Chinoises. La concentration en Cs-137 aurait été mesurée à environ 300 fois la concentration moyenne en Chine.
Information ex-skf
Du Neptunium-239 détecté dans des échantillons de sol, d'eau et de riz prélevés dans la région de Fukushima
Selon une source scientifique non-officielle, rapportée par des journalistes Japonais indépendants, des prélèvements effectués par un chercheur de l'université de Tokyo dans la région d'Itate-Mura, à 38 Km du site accidenté de Fukushima-Daiichi, révéleraient des concentrations de Np-239 aussi importantes qu'à proximité immédiate de ce dernier où ce scientifique se serait également rendu. Il s'agirait du premier relevé de contaminants effectué dans la région d'Itate qui a été évacuée à la fin du mois de mai. Il faut noter que certains habitants reviendraient malgré l'interdiction dans ce secteur afin de récupérer des affaires ou de vérifier l'état de leurs habitations.
Cette indication est très intéressante car elle permet de vérifier, ce radionucléide affichant une durée de demi-vie de 2,4 jours, qu'une source radioactive produisant de l'Uranium-239 aurait toujours été active sur le site très peu de temps avant la mesure (date non précisée mais postérieure au 20 avril). L'U-239, extrêmement instable, se décale en effet en Np-239 après une période de demi-vie de seulement 23 minutes. L'étape suivante de la décroissance radioactive de ce radioélément conduit à la formation du Plutonium-239, élément beaucoup plus stable mais hautement toxique, qui restera actif quant à lui pour quelques dizaines de milliers d'années...
A noter que la date à laquelle ont été effectués ces relevés ainsi que les concentrations précises de Np-239 n'ont pas été communiquées, la source scientifique originale ayant remis des conclusions en cours d'évaluation par une autorité scientifique non-Japonaise.
information ex-skf
Le rapport de l'IPPNW sur la catastrophe de Fukushima disponible sur Internet (Anglais)
L’institut des médecins pour la prévention des conflits atomiques, institution internationale regroupant 150 000 membres dans 50 pays et ayant reçue le prix Nobel pour la Paix en 1985, a publié en juin 2011 une édition spéciale de 67 pages en Anglais consacrée au "désastre nucléaire de Fukushima". De nombreux aspects de la catastrophe de Fukushima-Daiichi y sont étudiés, comme :
- L'anxiété éprouvée par les enfants et adolescents suite à l'accident et leur nécessaire accompagnement familial et thérapeutique ;
- L'indispensable distinction à faire entre radiations à usage d'imagerie médicale et radiations de type "accidentelles" du nucléaire civil (1) ;
- Les leçons politiques, sanitaires, sociales et financières à tirer de l'accident de Fukushima ;
- Les réponses et avis sur la catastrophe exprimées par 3 experts de l'IPPNW/PSR lors d'une téléconférence réunissant 200 journalistes ;
- Le cauchemar nucléaire du Japon et ses implications sanitaires par le Dr Ronald Mac Coy, ancien vice-Président de l'IPPNW ;
- Des jeunes praticiens se penchent tout autour du monde sur le cas du désastre de Fukushima ;
- Un récit précoce et privilégié sur la crise nucléaire Japonaise par Katsumi Furitsu, spécialiste en radio-biologie et génétique médicale exerçant à Osaka, Japon ;
- Le tour du monde des réactions à l'accident et les revues de presse internationales ;
- Les commentaires libres sur l'accident par les organisations de médecins et professionnels de la santé affiliés à l'IPPNW ;
- Les éditoriaux reprenant les thèses développées par l'IPPNW qui, malheureusement, se sont trouvés vérifiés par les accidents nucléaires Japonais ;
- Quelques chiffres-clef concernant les radionucléides émis lors de l'accident ;
- La chronologie accidentelle du 11 mars au 25 avril, se clôturant tristement par l'évocation d'un concert international de protestations faisant suite à la déclaration des autorités Japonaises annonçant la multiplication par un facteur de 20 du seuil dangereux d'exposition aux radioéléments pour les enfants (20 mSv/an).
Un document indispensable et objectif sur le traitement sanitaire, médiatique et politique de l'accident de Fukushima.
(1) Article ayant servi de support documentaire à ce billet du 30/7
Identificateurs Technorati : Conséquences sanitaires Fukushima, IPPNW, radioprotection, radiocontaminants

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