Les maires de communes évacuées ont, à la suite d'une réunion s'étant tenue le 27 janvier avec la commission de planification des compensations, rapidement haussé le ton pour dénoncer la lenteur et le mode de calcul des indemnités censées dédommager les populations évacuées suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi.
Les reproches des maires d'Itate, Minamisoma, Namie et Horono, portent notamment sur le fait que l'opérateur Tepco ne prévoit dans son estimation de dédommagements qu'une évacuation provisoire de l'ensemble des zones touchées alors qu'il est de plus en plus évident que certains territoires ne pourront, selon les propres déclarations des autorités Japonaises, se voir réappropriés par leurs occupants qu'au mieux dans "des dizaines d'années".
Un autre point de désaccord notoire avec les propositions initiales de la commission porte sur la dépréciation secondaire des zones contaminées : en admettant même que les habitants évacués puissent rentrer chez eux, qu'en sera-t-il du tissu social et économique local ? Les entreprises, commerçants, artisans reviendront-ils ? Les services privés et publics seront-ils rétablis à ce qu'ils étaient initialement ? L'emploi souffrira forcément dans ces zones qui, même une fois "décontaminées" avec les moyens que l'on sait, ne verront probablement revenir que les personnes ayant une attache forte comme une habitation ou des terrains. (pour y faire quoi au fait ?)
Le fait de restructurer les zones selon la radioactivité ambiante résiduelle posera en outre le problème de création de nouvelles infrastructures. Si l'habitat se déplace, alors les services publics et privés devront le faire aussi or rien de tout ceci n'est prévu dans les propositions initiales de dédommagement.
Les compensations payées par l'opérateur Tepco ne porteraient d'autre part que sur un "forfait par habitant" excluant de fait la valeur des propriétés et des terrains évacués.
Les maires en colère estiment que, s'ils s'appliquent à tous travailler dans la même direction pour le bien de leurs administrés, l'attitude des autorités Nationales va a contre-sens de leurs efforts. En fait, les représentants locaux affirment que la situation doit revenir exactement identique à ce qu'elle était avant le 11 mars 2011 ; si ce n'est pas le cas alors des compensations supplémentaires doivent figurer dans les accords de dédommagements.
Bien que 400 places aient été réservées dans la salle de réunion, seules 50 personnes s'étaient déplacées, ce qui confirme bien que la situation est loin d'être régularisée à Fukushima et que les fax et e-mails d'invitation n'ont pas forcément atteint le cœur de populations rurales déplacées en "catastrophe"...
Sources :
nhk.jp, 27/12, anglais
mainichi.jp, 28/12, anglais
Les reproches des maires d'Itate, Minamisoma, Namie et Horono, portent notamment sur le fait que l'opérateur Tepco ne prévoit dans son estimation de dédommagements qu'une évacuation provisoire de l'ensemble des zones touchées alors qu'il est de plus en plus évident que certains territoires ne pourront, selon les propres déclarations des autorités Japonaises, se voir réappropriés par leurs occupants qu'au mieux dans "des dizaines d'années".
Un autre point de désaccord notoire avec les propositions initiales de la commission porte sur la dépréciation secondaire des zones contaminées : en admettant même que les habitants évacués puissent rentrer chez eux, qu'en sera-t-il du tissu social et économique local ? Les entreprises, commerçants, artisans reviendront-ils ? Les services privés et publics seront-ils rétablis à ce qu'ils étaient initialement ? L'emploi souffrira forcément dans ces zones qui, même une fois "décontaminées" avec les moyens que l'on sait, ne verront probablement revenir que les personnes ayant une attache forte comme une habitation ou des terrains. (pour y faire quoi au fait ?)
Le fait de restructurer les zones selon la radioactivité ambiante résiduelle posera en outre le problème de création de nouvelles infrastructures. Si l'habitat se déplace, alors les services publics et privés devront le faire aussi or rien de tout ceci n'est prévu dans les propositions initiales de dédommagement.
Les compensations payées par l'opérateur Tepco ne porteraient d'autre part que sur un "forfait par habitant" excluant de fait la valeur des propriétés et des terrains évacués.
Les maires en colère estiment que, s'ils s'appliquent à tous travailler dans la même direction pour le bien de leurs administrés, l'attitude des autorités Nationales va a contre-sens de leurs efforts. En fait, les représentants locaux affirment que la situation doit revenir exactement identique à ce qu'elle était avant le 11 mars 2011 ; si ce n'est pas le cas alors des compensations supplémentaires doivent figurer dans les accords de dédommagements.
Bien que 400 places aient été réservées dans la salle de réunion, seules 50 personnes s'étaient déplacées, ce qui confirme bien que la situation est loin d'être régularisée à Fukushima et que les fax et e-mails d'invitation n'ont pas forcément atteint le cœur de populations rurales déplacées en "catastrophe"...
Sources :
nhk.jp, 27/12, anglais
mainichi.jp, 28/12, anglais

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