Le Strontium est plus mobile que le Césium, il se déplace donc sur de plus grandes distances et à tendance à s'enfoncer plus profondément dans les sols. Son activité massique est de 5 TBq/g, il est donc un peu plus plus irradiant que le Césium-137 (3 TBq/g).
Côté inventaire environnemental, la plus grande partie du Sr-90 provient des essais atomiques avec 6*10^17 Bq ; le terme source (2) cumulé des accidents nucléaires majeurs est estimé par l'IRSN à environ 15*10^15 Bq alors que d'autres sources (Russes) citent une estimation de 3 à 4*10^18 rien que pour l'accident de Tchernobyl.
Le Strontium étant un émetteur Bêta pur, il est donc moins ionisant que le Césium qui produit également des descendants Gamma ; l'essentiel de sa radiotoxicité se déploiera via des particules très fines qui tomberont sur les sol avant de s'intégrer dans la chaîne végétale puis la chaîne animale, principalement par ingestion.
Il intégrera ensuite le corps humain principalement par l'alimentation (lait et produits laitiers). Une fois l'organisme contaminé, 5% environ du Strontium ingéré tend à se fixer définitivement sur les os et le squelette car il ressemble chimiquement au calcium. Les 95% restants sont éliminés en quelques jours par l'organisme. La période biologique (3) est estimée de 10 à 50 ans environ selon les études, contre 2 à 6 mois pour le Césium-137.
Il existe quelques traitements diminuant la fixation et favorisant l'élimination du Strontium par l'organisme : le phosphate d'aluminium, le chlorure d'ammonium, le sulfate de magnésium...
Côté effets stochastiques, à titre d'estimation car là aussi les études sont contestées et contestables (4), la CIPR a estimé à environ 5*10^-4 (0.05%) par Sievert d'exposition au Sr-90 la probabilité d'apparition d'un cancer osseux et la probabilité de survenue d'une leucémie à 2*10^-3 Sv-1 (0.2% soit encore un risque de 1/500). Cette évaluation semble très inférieure au chiffre "standard" de 0.06 cancer déclaré par Homme-Sievert utilisé globalement par l'EPA Américaine.
Sources :
Strontium-90 et Yttrium-90, IRSN
Radioécologie et radiotoxicologie du Strontium 90, ESSA Lyon, 2001
Toxiques Nucléaires, Paulin et Galle, Masson, 1982
Strontium-90, wiki, Anglais
(1) L'ACRO déclarait d'ailleurs dès le 12 avril qu'elle trouvait étrange le fait que les autorités Japonaises ne recherchassent pas le Strontium-90, radio-élément qui avait été immédiatement suivi dès le zonage établi autour de Tchernobyl
(2) Ensemble des rejets radioactifs d'une installation nucléaire dans l'environnement
(3) Période pendant laquelle le radio-élément reste actif dans le corps avant d'être évacué
(4) La survenue et, pire encore, la mortalité pour cause de cancer radio-induit se produisant parfois "après" la durée de l'étude scientifique !

Sur la toxicité du strontium:
Même quand il n'est pas radioactif, le strontium est très toxique:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Strontium#Toxicit.C3.A9.2C_.C3.A9cotoxicit.C3.A9
Et il s'est trouvé un laboratoire pharmaceutique pour en faire un médicament contre l'ostéoporose!
Le laboratoire, c'est Servier. (celui du Médiator)
Quant au "médicament", non seulement il est inefficace, mais de plus il est dangereux:
http://www.esculape.com/medicament/ranelate%20de%20strontium-has.html
Rédigé par : Aimelle | 27/10/2011 à 20:58