Nouveau problème sur la tranche n°.2 de Tokaï
L'unité n°.2 de la centrale nucléaire de Tokaï, située entre Fukushima et Tokyo, avait connu de nombreux problèmes consécutifs au séisme du 11 mars, mais n'avait été que modestement endommagée par le tsunami ultérieur grâce a des travaux effectués en 2010. Le réacteur concerné est du même modèle que ceux de Fukushima Daiichi mais de conception un peu plus récente (1100 MWe, Mark2, BWR/5).
Lors du séisme du 11 mars, l'unité n°. 2 était en production ; le réacteur s'est placé automatiquement en sécurité (SCRAM) mais a perdu simultanément les trois lignes d'alimentation électrique. Les trois générateurs auxiliaires diesel ont correctement démarré mais l'un d'entre eux fût ensuite mis hors d'usage par le tsunami arrivé une heure plus tard (rapport Japon / AIEA 2011).
Le 14 mars 2011, après que le réacteur se soit mis en sécurité le 11 mars, une des deux pompes de refroidissement avait cessé de fonctionner ainsi qu'un deuxième générateur diesel.
Le 26 octobre, une fuite a été découverte par des employés du site au niveau d'une tuyauterie de la cuve principale (RPV) du réacteur n°. 2. Il semble que des travaux de maintenance étaient en cours au niveau du mécanisme hydraulique qui commande la remontée des barres d'arrêt d'urgence dans le cœur.
L'eau, évidemment fortement radioactive car s'échappant directement du circuit primaire du réacteur, n'aurait pas atteint l'océan.
Il semble bien que l'opérateur JAPC cherche a remettre en service cette unité de production malgré les dégâts créés par le séisme alors que, bien au contraire, cet arrêt à froid nous semblerait une bonne occasion de mettre ce réacteur vieux de plus d'une trentaine d'années définitivement au rebut.
Est-ce vraiment, vraiment raisonnable ?
Source : jijipress, 26/10, Anglais
Le coût du retraitement du combustible multiplierait par deux la facture énergétique Japonaise
C'est ce qui s'appelle botter en touche : la JAEC (Japan Atomic Energy Commission) a calculé récemment que cesser de stocker le combustible usagé en piscine et à sec (casque) pour procéder à son recyclage engendrerait des coûts supplémentaires importants, notamment en ce qui concerne la gestion du retraitement du combustible MOX.
Après la fermeture annoncée de l'usine de retraitement de Sellafield / Windscale, l'avenir plus qu'incertain du projet Américain de recyclage de combustible nucléaire à Savannah River ainsi que les nombreux problèmes rencontrés sur le site Japonais de Rokkasho, il semble que l'avenir du recyclage du combustible irradié soit bien sombre...
Question : Entre la "gestion" de la dette et la "gestion" des déchets, ce monde est-il bien raisonnable ?
Sources :
NHK World, 26/10, Anglais
Retour sur les "inventaires radioactifs" de Fukushima et de Tchernobyl
Il faut bien avouer que du côté de la périphrase, la communication de l'industrie nucléaire est parfaitement au point. L'inventaire radioactif en est un parfait exemple : sous cette jolie expression se cache pourtant tout ce que peut contenir comme saletés radioactives un réacteur nucléaire. Voulez-vous d'autres exemples ? Une piscine de désactivation, savant mélange syntaxique de ludicité innocente et des mêmes saletés de plus devenues inutiles ; des barrières radiologiques censées et seulement censées éviter à - devinez quoi - de s'échapper dans la nature pour y devenir un terme source, une perte de confinement qui ferait presque prendre un accident devenu grave pour une aimable plaisanterie, tel un pneu qui se dégonfle... Les exemples de double langage sont si nombreux dans l'industrie nucléaire qu'en tenir un inventaire - forcément radioactif à souhait - tiendrait d'une épreuve de veilleur olympique.
Nous vous informions donc hier de l'étude menée récemment par des scientifiques bien comme il faut, qui semblaient susurrer à l'oreille des rares personnes qui prêtent encore attention à un accident Japonais si lointain, que les chiffres de contamination communiqués par les autorités se rapprochaient en fait de ce que Camus appelait "la miséricorde des petites choses quotidiennes".
Pour tenter de poser le contre-pied dans le domaine de la contamination radioactive, je vous invite à consulter le tableau ci-dessous qui détaille l'inventaire radioactif du réacteur n°. 4 de Tchernobyl, peu avant son explosion le 26 avril 1986. Je pense que publier largement ce simple tableau remettra un peu de justice dans l'euphémisation ambiante du complexe politico-nucléaire.
Lors du séisme du 11 mars, l'unité n°. 2 était en production ; le réacteur s'est placé automatiquement en sécurité (SCRAM) mais a perdu simultanément les trois lignes d'alimentation électrique. Les trois générateurs auxiliaires diesel ont correctement démarré mais l'un d'entre eux fût ensuite mis hors d'usage par le tsunami arrivé une heure plus tard (rapport Japon / AIEA 2011).
Le 14 mars 2011, après que le réacteur se soit mis en sécurité le 11 mars, une des deux pompes de refroidissement avait cessé de fonctionner ainsi qu'un deuxième générateur diesel.
Le 26 octobre, une fuite a été découverte par des employés du site au niveau d'une tuyauterie de la cuve principale (RPV) du réacteur n°. 2. Il semble que des travaux de maintenance étaient en cours au niveau du mécanisme hydraulique qui commande la remontée des barres d'arrêt d'urgence dans le cœur.
L'eau, évidemment fortement radioactive car s'échappant directement du circuit primaire du réacteur, n'aurait pas atteint l'océan.
Il semble bien que l'opérateur JAPC cherche a remettre en service cette unité de production malgré les dégâts créés par le séisme alors que, bien au contraire, cet arrêt à froid nous semblerait une bonne occasion de mettre ce réacteur vieux de plus d'une trentaine d'années définitivement au rebut.
Est-ce vraiment, vraiment raisonnable ?
Source : jijipress, 26/10, Anglais
Le coût du retraitement du combustible multiplierait par deux la facture énergétique Japonaise
C'est ce qui s'appelle botter en touche : la JAEC (Japan Atomic Energy Commission) a calculé récemment que cesser de stocker le combustible usagé en piscine et à sec (casque) pour procéder à son recyclage engendrerait des coûts supplémentaires importants, notamment en ce qui concerne la gestion du retraitement du combustible MOX.
Après la fermeture annoncée de l'usine de retraitement de Sellafield / Windscale, l'avenir plus qu'incertain du projet Américain de recyclage de combustible nucléaire à Savannah River ainsi que les nombreux problèmes rencontrés sur le site Japonais de Rokkasho, il semble que l'avenir du recyclage du combustible irradié soit bien sombre...
Question : Entre la "gestion" de la dette et la "gestion" des déchets, ce monde est-il bien raisonnable ?
Sources :
NHK World, 26/10, Anglais
Retour sur les "inventaires radioactifs" de Fukushima et de Tchernobyl
Il faut bien avouer que du côté de la périphrase, la communication de l'industrie nucléaire est parfaitement au point. L'inventaire radioactif en est un parfait exemple : sous cette jolie expression se cache pourtant tout ce que peut contenir comme saletés radioactives un réacteur nucléaire. Voulez-vous d'autres exemples ? Une piscine de désactivation, savant mélange syntaxique de ludicité innocente et des mêmes saletés de plus devenues inutiles ; des barrières radiologiques censées et seulement censées éviter à - devinez quoi - de s'échapper dans la nature pour y devenir un terme source, une perte de confinement qui ferait presque prendre un accident devenu grave pour une aimable plaisanterie, tel un pneu qui se dégonfle... Les exemples de double langage sont si nombreux dans l'industrie nucléaire qu'en tenir un inventaire - forcément radioactif à souhait - tiendrait d'une épreuve de veilleur olympique.
Nous vous informions donc hier de l'étude menée récemment par des scientifiques bien comme il faut, qui semblaient susurrer à l'oreille des rares personnes qui prêtent encore attention à un accident Japonais si lointain, que les chiffres de contamination communiqués par les autorités se rapprochaient en fait de ce que Camus appelait "la miséricorde des petites choses quotidiennes".
Pour tenter de poser le contre-pied dans le domaine de la contamination radioactive, je vous invite à consulter le tableau ci-dessous qui détaille l'inventaire radioactif du réacteur n°. 4 de Tchernobyl, peu avant son explosion le 26 avril 1986. Je pense que publier largement ce simple tableau remettra un peu de justice dans l'euphémisation ambiante du complexe politico-nucléaire.
Total "radioactif" : environ 72000 Pbq ou encore 72 EBq (Exa=10^18) ou encore environ 2 milliards de Curie pour les anciens ;)
Comme le nombre de 72 Exa n'est pas très signifiant, rappelons que l'ensemble des mots prononcés depuis le début de l'humanité ne pèserait qu'environ 5 ExaOctets !
Pendant ce temps, la Chine charge le combustible de son 15ème réacteur nucléaire
Le réacteur n°. 4 de la centrale de Quinshan, située à 120 Km à l'Ouest de Shanghai, a été chargé pour la première fois le 23 octobre. Cette unité de production est composée d'un réacteur à eau pressurisée CNP-600 de conception Chinoise. 26 autres réacteurs sont soit en construction soit planifiés dans le pays, dont 2 EPR. La prochaine étape consistera à rendre le réacteur critique avant la fin de l'année.
Le premier réacteur Chinois est entré en production en 1991 mais la Chine s'apprête à produire environ 40 GW d'électricité d'origine nucléaire en 2015. La fiabilité de ces centrales de conception locale soulèvent évidemment de nombreuses interrogations, le pays étant également sujet à de nombreux événements naturels majeurs, comme les séismes ayant frappé le Sichuan le 12 mai 2008, faisant environ 100000 morts et disparus ou la province du Tangshan en juillet 1976 avec 300000 victimes ; les inondations régulières du Yang-Tse comme celle étant survenue en 2003 et ayant détruit 650000 habitations... auxquelles les Chinois ont répondu en créant un barrage gigantesque sur le fleuve qui semble poser plus de problèmes qu'il n'apporte de sécurité en cas de crue !
La Chine avait annoncé un moratoire sur l'ouverture de nouvelles unités de production peu après l'accident de Fukushima mais semble avoir repris sa politique de nucléarisation agressive après quelques "contrôles" tout aussi symboliques que les stress-tests Européens sur le nucléaire.

Source : enformable.com (Anglais)
Comme le nombre de 72 Exa n'est pas très signifiant, rappelons que l'ensemble des mots prononcés depuis le début de l'humanité ne pèserait qu'environ 5 ExaOctets !
Pendant ce temps, la Chine charge le combustible de son 15ème réacteur nucléaire
Le réacteur n°. 4 de la centrale de Quinshan, située à 120 Km à l'Ouest de Shanghai, a été chargé pour la première fois le 23 octobre. Cette unité de production est composée d'un réacteur à eau pressurisée CNP-600 de conception Chinoise. 26 autres réacteurs sont soit en construction soit planifiés dans le pays, dont 2 EPR. La prochaine étape consistera à rendre le réacteur critique avant la fin de l'année.
Le premier réacteur Chinois est entré en production en 1991 mais la Chine s'apprête à produire environ 40 GW d'électricité d'origine nucléaire en 2015. La fiabilité de ces centrales de conception locale soulèvent évidemment de nombreuses interrogations, le pays étant également sujet à de nombreux événements naturels majeurs, comme les séismes ayant frappé le Sichuan le 12 mai 2008, faisant environ 100000 morts et disparus ou la province du Tangshan en juillet 1976 avec 300000 victimes ; les inondations régulières du Yang-Tse comme celle étant survenue en 2003 et ayant détruit 650000 habitations... auxquelles les Chinois ont répondu en créant un barrage gigantesque sur le fleuve qui semble poser plus de problèmes qu'il n'apporte de sécurité en cas de crue !
La Chine avait annoncé un moratoire sur l'ouverture de nouvelles unités de production peu après l'accident de Fukushima mais semble avoir repris sa politique de nucléarisation agressive après quelques "contrôles" tout aussi symboliques que les stress-tests Européens sur le nucléaire.
Source : enformable.com (Anglais)

Les fuites au réacteur 2 ont été signalées le 8 juin dans le message reçu par radiesthésie disant :
IL Y A FUITES DANS INTERIEUR DE REACTEUR UN
IL Y A FUITES DANS REACTEURS DEUX ET TROIS
FUITES FONDS
IL FAUT COLMATER IMMENSE TROU FONDS CUVE
à noter : La fuite au réacteur UN a été signalée le 31 mars :
IL FAUT VERIFIER GROSSE FENETRE SUR REACTEUR UN
IL Y A FUITES TURBINES
TRANSMETS MESSAGE à TEPCO A DIRECTEUR URGENCES (ce que j'ai fait)
Voir toutes les prédictions, avertissements et conseils reçus depuis le désastre nucléaire de FUKUSHIMA sur
http://attentiondanger.over-blog.com
Vous y trouverez une Etude Comparative entre les informations reçues et les événements .
Rédigé par : KANES | 27/11/2011 à 17:03
Merci pour ce commentaire ami Kanes. A bientôt !
Rédigé par : trifouillax | 30/11/2011 à 19:46