D'après une étude de l'Université de Tokyo, il faudrait enlever au minimum 100 millions de mètres cubes de sol avant de "décontaminer" le Japon
L'estimation a été effectuée par le Professeur Yuiichi Moriguchi du département d'ingénierie environnementale de l'Université de Tokyo ; elle concerne l'ensemble des sols du Japon contaminés suite à l'accident de Fukushima et dont la dose ambiante mesurée au-dessus du sol s'avérerait égale ou supérieure à 1 µSv/h.
Commentaire : il en faudrait des pelles, des râteaux et des seaux d'enfant avant de venir à bout de cette tâche, tout en gardant à l'esprit que le site accidenté continue à relâcher journellement de la radioactivité (estimation gen4 : 1 Tbq/jour). Le chiffre ci-dessus ne concerne que les surfaces et doses de contamination estimées au 15 avril.
Source : http://fukushima-diary.com/2011/09/breaking-news-1-billion-cubic-meter-amount-of-soil/ (Anglais)
Source : http://www.asahi.com/politics/jiji/JJT201109150046.html (Japonais)
La radioactivité survit à l'incinération, la preuve :
Un niveau de 144 200 Bq/Kg de Césium radioactif total a été relevé dans des cendres déposées dans une décharge de matériaux de construction de la préfecture de Fukushima, située en-dehors de la zone "rouge" de 20 Km. Il s'agit de la plus forte concentration de radioactivité en sortie d'incinérateur relevée à ce jour. Le gouvernement Japonais a récemment relevé de 8000 à 100 000 Bq/Kg la norme de traitement "simple" par enfouissement les cendres issues des déchets radioactifs de l'accident de Fukushima Daiichi.
Commentaire : la radioactivité survit à pas mal de choses, l'incinération et les autres soi-disant "techniques de décontamination" n'y peuvent rien changer ! On notera également avec intérêt la norme radioactive multipliée récemment par un facteur de 12,5 !
Source : http://jen.jiji.com/jc/eng?g=eco&k=2011091500896 (Anglais)
Les relevés indépendants anormaux effectués à Saint-Louis, MO, USA : des descendants du radon en quantité importante, a priori rien à voir avec des rejets accidentels
Vous connaissez peut-être son site, un bloggeur situé aux USA procède depuis quelque temps à des analyses d'activité radioactive sur des échantillons d'eau de pluie et de poussières prélevés après des pluies importantes sous le régime de vent dominant (régime Jet Stream / Pacifique) ; voyez plutôt les résultats de son prélèvement effectué à Saint-Louis, Montana, le 14 septembre : une activité mesurée à plus de 1,33 mR/h soit 13.3µSv/h soit encore environ 133 fois le bruit de fond habituel à cet endroit. Il faut noter en outre qu'une nouvelle analyse du même échantillon, placé en sachet étanche donc excluant les radiations Alpha, effectuée environ une vingtaine d'heures plus tard affiche encore une activité de 0.014 mR/h soit environ 1/95ème de la dose initiale et une estimation de 2 fois le bruit de fond habituel.
Commentaire technique : cette seconde analyse permet de penser que la plus grande partie du prélèvement effectué le 14/9 est de nature locale car constitué probablement des descendants du célèbre gaz radon 222. D'une part le rayonnement Alpha initial d'un éventuel résidus de Ra222 gazeux est bloqué par l'enveloppe de l'échantillon et d'autre part la durée de demi-vie très faible des descendants Bêta et Gamma donc mesurables du Radon (Plomb 214 de demi-vie 27 minutes et Bismuth 214 de demi-vie 20 minutes) réduit théoriquement l'activité exactement à 1/100ème de l'échantillon initial (1/(2*20*2.5))
La décroissance rapide de l'activité Bêta / Gamma de cet échantillon semble donc prouver sa nature locale et notamment celle des descendants du gaz Radon qui se trouvent souvent piégés dans les pluies, notamment les pluies d'orage. Cette démonstration simple semble donc exclure la présence en quantité importante de rejets de type accidentels dans l'échantillon considéré.
[ALERT] Saint Louis Radioactive Rainfall @133x Greater Than Background Radiation
Source : http://pissinontheroses.blogspot.com/2011/09/alert-saint-louis-530pm-133x-greater.html (Anglais)
Source : http://pissinontheroses.blogspot.com/2011/09/preliminary-alert-91411-rainfall-shows.html (Anglais)

Questions bêtes
Une fois qu'on a retiré les quelques 100 millions de mètres cubes de sol contaminé (et avec quoi? l'aide de la fée marraine?), qu'en fait-on? où les mettre?
Ça devrait faire une jolie petite montagne, qui continuera à irradier. (ou de jolies collines...)
Et au fait, comment couvrir cette terre? (histoire quand même d'éviter que le vent n'emporte à nouveau la poussière là où on vient de la retirer)
Et que fera-t-on qand surviendront de nouveaux tremblements de terre, typhons et glissements de terrain?
Eh oui, comme tu les dis, "la radioactivité survit à pas mal de choses, l'incinération et les autres soi-disant "techniques de décontamination" n'y peuvent rien changer!"
En fait, elle survit à tout, sauf au temps.
Hélas, pas à l'échelle d'une vie humaine.
Il faut compter en siècles.
Rédigé par : Aimelle | 17/09/2011 à 10:51
Oui, Aimelle, j'ai bien peur que les industriels de l'atome et les politiques corrompus ne tentent de s'extirper de ce bourbier radioactif par une pirouette que j'entends déjà préparer : "Après une période de xxx demi-vie de tel et tel radionucléide relâché par l'accident de Fukushima, la radioactivité en question sera considérée comme naturelle ou plutôt standard, les niveaux habituels de bruit de fond radioactifs seront modifiés et les nouvelles normes adaptées tiendront compte de cette nouvelle donne de radioactivité."
Il faudrait placer des guillemets ironiques sur chaque mot de cet essai (marque déposée), je n'en ai mis aucun pour faire de l'ironie sur l'ironie ;)
Ils n'ont aucun autre moyen d'agir sur la situation, l'atome est bien plus têtu qu'eux. Alors vite, un coup de baguette magique sur les normes !
Amicalement,
Trifou
Rédigé par : trifouillax | 17/09/2011 à 11:17